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Lura (Cap-vert)


          Remarquée en 2004 avec l’étonnant Di Korpu Ku Alma, Lura est une étoile en pleine ascension, la plus cosmopolite des artistes capverdiennes, marchant sur les traces de son aînée Cesaria Evora. Madone lusophone à la peau cuivrée, au sourire éblouissant et aux pas de danse ravageurs, Lura s’est mise à chanter adolescente, bercée par les rythmes venus des îles sur et sous le vent, mais aussi par la pop portugaise, les rythmes des quartiers africains de Lisbonne ou la soul américaine. Ce don lui est venu naturellement, sans qu’elle ne se pose de questions. Aujourd’hui, âgée de trente et un ans, elle ne s’en pose guère plus, sachant désormais qu’elle sera chanteuse pour toujours.
          Il suffit de la laisser évoluer dans les dunes douces de Sal, dans les rues pavées de Santa Maria ou sur une jetée de pêcheurs effleurant l’Atlantique turquoise d’un regard d’ébène pour comprendre la nature de sa beauté, immédiate et chaleureuse. Une élégance innée dans sa démarche renvoie à son chant, lui aussi sans efforts. A dix-sept ans, pas vraiment sérieuse, elle est devenue choriste pour Juka un chanteur de zouk originaire de Sao Tomé & Principe. Chantant et dansant comme une nymphe lusotropicale, Lura lui vole vite la vedette.

           Bientôt, elle enregistre un premier album destiné essentiellement à faire danser la jeunesse noire et métissée de Lisbonne. Elle participe également à divers projets dont la compilation Red Hot + Lisbon sur laquelle on retrouve un extrait de son premier album, le grisant, Nha Vida (« Ma vie »). Délaissant ses études de natation, elle se jette alors dans le grand bain de la musique capverdienne. Un duo remarqué avec la légende angolaise Bonga sur Mulemba Xangola, des collaborations avec ses compatriotes Tito Paris, Paulo Florès ou Paulinho Vieira puis un deuxième album sur lequel figurent notamment Ma'n ba dès bès kumida dâ et Tabanka Assigo écrits par Tcheka, séduit définitivement José Da Silva de Lusafrica.

            Un contrat est signé. Le superbe Di Korpu Ku Alma voit le jour en 2004. Hommage à ses origines capverdiennes et véritable premier album, ce disque laisse entendre une artiste dont la trajectoire ne peut être qu’ascendante. La presse le salue de manière unanime, les tournées internationales commencent et Lura prend son envol. Aussi bien influencée par le fado d’Amalia Rodriguez que par le r’n’b de Beyoncé, la musique de Caetano Veloso ou les mornas de Cesaria Evora, Lura est une artiste à la fois ouverte sur ses racines, sur le monde dans lequel elle vit ou sur un futur qui s’annonce radieux.

           A la voir aujourd’hui évoluer au Cap-Vert, on comprend aisément son ascension. Depuis qu’ils ont été conquis par les tubes Vazulina ou Na Ri Na, les capverdiens, ceux restés au pays et ceux qui sont partis, ont adopté Lura. Elle reste très attachée à la terre de sa famille et revendique clairement ses racines. Grâce à elle, les jeunes générations redécouvrent le patrimoine musical local, dansent, s’aiment et pleurent sur des rythmes appréciés par leurs parents ou grands-parents. A Santiago, Sal, Sao Nicolau, Sao Vicente ou Santo Antao, les îles lui rendent bien ses liens musicaux avec un pays qui a tant apporté au monde de la musique.

            M’bem di Fora (« Je suis venue de loin ») annonce, fier, son deuxième album. Pourtant, ces treize nouvelles chansons saisissent immédiatement l’auditeur. Sous la houlette de Nando Andrade, remarqué pour son travail de producteur sur Rogamar de Cesaria Evora, Lura revisite le vaste répertoire de son pays. Comme un soleil, elle rayonne sur les rythmes et danses qui ont façonné l’histoire musicale capverdienne. Elle éblouit, tout en restant très proche, avec une voix créole qui a encore gagné en magnétisme et en volupté.

            Collaborateur proche, le pianiste Toy Vieira, par ailleurs chef de son orchestre sur scène, a écrit et produit Mari D’Ascençon, une adaptation d’une mazurka traditionnelle, Festa di Nha Cumpadri, une chanson aux accents de musette portugaise et Fitiço di Funana, une danse qui vient de l’île de Santiago d’où vient son père. Sur M’Bem Di Fora, un autre funana irrésistible qui donne son nom à l’album, Lura est rejoint aux chœurs par Zeca di Nha Reinalda, légende vivante du genre au Cap-Vert.

            Des accents de cola sanjon, un rythme de fêtes de la Saint-Jean, sur Romaria en passant par le batuque de Galanton, un genre prisé par les femmes de l’île de Santiago ou la coladera de No Bem Fala, Lura réalise ici un sans faute musical, tout en co-écrivant quatre morceaux.
Que ce soit les envolées flamboyantes de l’accordéoniste malgache Régis Gizavo, l’harmonica folk de Vincent Bucher sur Pensa Drêt ou la guitare flamenca de Pedro Joia sur Ponciana, écrit par le prometteur Tibau Tavares, tout comme le mélancolique As-Agua, les collaborations ne manquent pas sur cet album. Accompagnée de musiciens impeccables, la voix de Lura atteint des hauteurs encore insoupçonnées.

            A en croire les capverdiens, la presse ou les amateurs de musique capverdienne, Lura est l’héritière en puissance de Cesaria, « la diva aux pieds nus ». Chez les jeunes gens ou les générations plus âgées, l’admiration est partagée. Même si elle née à Lisbonne en 1975, l’année où ses parents quittent leur pays qui devient indépendant, Lura a toujours gardé la fierté de ses origines familiales. Au fil de M’bem di Fora, on entend parfois dans sa voix sensuelle les regrets lointains de cet exil lisboète, une saudade diffuse, toujours douce, jamais amère. Archipel d’immigration aux îles âpres et belles, le Cap Vert a toujours incité au voyage, à l’exil mais aussi au retour au pays.

           Depuis Lisbonne, Lura l’a bien compris. Que ce soit sur les grandes scènes des festivals en plein air capverdiens, dans les théâtres européens ou dans les salles américaines, elle sillonne aujourd’hui le monde, ayant notamment donné deux cents concerts au cours des deux années écoulées. Avec ses semelles de vent et sa voix dorée, Lura est venue de loin et risque d’aller encore plus haut. "2007"

 



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