visitez la rubrique
ACCUEIL ACTUALITES MOVIDA MUSIQUE PHOTOS VIDEOS LIENS
Contactez-nous
Rechercher

Recherchez votre artiste préféré dans notre base de données :

Autre

Sélection de CDs

Killer TumbaoSe sigue CommentandoCali Concert (cd)
2003 año de exitosEncuentro de charangasLa banda
Cantautor   Filin 1Mucho MachoConcepts in unity

Découvrez


Cachao



Yannick Noah



Adalberto Alvarez



Publicités

CASA LATINA - CONCERTS OCTOBRE 2017

CASA LATINA- TAINOS

TEMPO LATINO

LATINOSSEGOR 2017

RON CANEY

BACHATA

CUBANERO

TOROS Y SALSA

CASA LATINA

CASA NOVA

AU PETRIN MOISSAGAIS

CASA LATINA- CONCERTS OCTOBRE 2017



Photos

TEMPE LATINO - 30 07 2017- DIEGO EL CIGALA
LATINOSSEGOR - 3 09 2017- SEPTETO NABORI
CASA LATINA - 1 07 20017- ANNIVERSAIRE D'AMANDINE

YouTube

CASA LATINA - TEASER DES SOIREES

CASA LATINA- 04 2017 - KASKADBAND

CASA LATINA- 02 2017 - GITANERIAS


salsa

Découvrir la musique latine avec :

Africando (Sénégal)

                        Un joyeux voyage entre l’Afrique et Cuba.
 

                        En quinze ans de vie trépidante et foncièrement mouvementée, Africando est devenu la référence incontournable de ce que l’on peut nommer « salsa africaine », pour mieux la distinguer de ses cousines, cubaine, colombienne et new-yorkaise.

                          Mouvement évident et accrocheur, comme une mesure de cha-cha-cha, la musique d’Africando réalise une grande boucle culturelle reliant l’Afrique de l’Ouest avec les caraïbes hispaniques, via La Havane, New York et…Paris. Soit mettant au feu du jour des rythmes ancestraux directement issus des rites et danses masqués, les mélangeant avec des toques qui survivent au sein des congas afro-cubaines, et sont transposés par la rumba et autres genres populaires de l’Ile. Soit enracinant les formules modernes de la salsa de spanish Harlem et du Bronx, dans la polyrythmie antérieure à la déportation des esclaves africains vers le continent Américain. D’où l’à propos du titre, « Ketukuba », de l’origine à Cuba (dans une langue béninoise). Et l’origine n’est autre que l’Afrique.

                        Une différence, remarquable, par rapport à d’autres grands orchestres africains qui l’ont précédé, et qui revendiquent comme influence principale la musique populaire cubaine des années cinquante, Africando est principalement redevable à la sonorité fusionnelle de la salsa, telle qu’elle se développe depuis la révolution musicale suggérée par la Fania All Stars, depuis la Charanga de Johnny Pacheco et le Conjunto Libre de Manny Oquendo.
                        Miracle et mystère de la mémoire : les musicologues s’interrogent sur la façon dont les africains déportés, dépouillés de tout par l’esclavage le plus cruel, ont su préserver une part aussi essentielle de leur héritage, à Cuba plus que partout ailleurs dans le Nouveau-Monde… Car la « Clave », ce « 3-2 » typique de la musique afro-cubaine – du « son » (né à la fin du XVIe siècle à Santiago de Cuba) à la « salsa actuelle » - n’est autre que le rythme ancestral des tambours et des cloches qui accompagnent les sorties de masques au Benin, au Togo et au Nigeria…On le retrouve sous diverses formes dans de nombreux rituels animistes, du Congo à la Côte d’Ivoire en passant par le Mali et le Sénégal. C’est pourquoi la musique cubaine a été accueillie un peu partout en Afrique, comme une musique familière et pas du tout « étrangère ».

                       Dans les années 30, importée par de nombreux marins cubains débarquant dans le Golfe de Guinée, la « Clave » s’est intégrée naturellement, tout comme le jazz et le tango, dans le « highlife » ghanéen, première musique de danse « moderne » en Afrique de l’Ouest. Puis elle s’est imposée au Congo dans les années 40. Wendo, le vétéran de la « rumba congolaise » a raconté : « Nous ne savions rien de l’histoire cubaine, beaucoup d’entre nous croyaient que c’était une musique africaine, et que l’espagnol devait être un patois de chez nous que nous ne comprenions pas ! »

                      Quand vient le temps des indépendances, la « rumba » congolaise, déjà bien démarquée du modèle cubain, s’impose dans toute l’Afrique grâce aux fameux « indépendance cha-cha » enregistrés en Belgique par Kabassele et son groupe African Jazz (1960). En Afrique de l’Ouest, les nouveaux Etats se dotent d’innombrables orchestres de danse élaborant une musique « tradi-moderne », multi-ethnique, ouverte aux influences extérieures. Le terme « jazz » est souvent revendiqué mais c’est le style afro-cubain qui s’impose partout le mieux. 
 

                 Africando est un groupe de salsa né en 1993 de la rencontre de deux mélomanes, le sénégalais Ibrahim Sylla (principal producteur de toute la musique ouest-africaine, mentor de Salif Keita, d’Ismaël Lô, Alpha Blondy, Baaba Maal, entre autres) et le malien Boncana Maïga, (flûtiste et arrangeur ayant vécu et étudié au conservatoire de La Havane à Cuba de 1963 à 1973, puis qui a fait parti du groupe Maravillas de Mali, animé l’orchestre de la RTV d’Abidjan, avec Manu Dibango, et participé à la tournée africaine des Fania All Stars) qui ont souhaité faire revivre les rythmes afro-cubains, éclipsés dans les années 1980 par la soul, le funk et le rock.

                  Le groupe a dans sa première formation mis en valeur un trio vocal 100% sénégalais: Medoune Diallo (de l’Orchestre Baobab), Nicolas Menheim (ex-Youssou N'Dour's Super Etoile de Dakar), Pape Seck (ex-Star Band de Dakar, qui signe la moitié des compositions).

                   Les deux premiers albums "Trovador" (1993) et "Sabador" (1994) associent les langues mandingue, peul, sérère et wolof aux répertoires cubain (Benny Moré, Noro Morales, Miguel Matamoros), mexicain et portoricain, magnifiés par une section de cuivre de la salsa new-yorkaise.

                   Pape Seck meurt prématurément d’un cancer en 1995.

                  Les deux albums suivants, "Gombo Salsa" et "Baloba" accueillent entre autres Tabu Ley Rochereau, le guinéen Sekouba Bambino, le haïtien Eugène Soubou (du groupe de kompa Tabou Combo) le béninois Gnonnas Pedro (qui fût dans son pays le grand pionnier de l’afro-cubain avec son combo "Los Panchos de Cotonou" et décédé le vendredi 12 août 2004), et Ronnie Baró (Orquestra Broadway).

                   Betece, 5ème album d’Africando, paru en 2000
               Medoune Diallo, vétéran de l’orchestre Boabab, recrée sur un rythme salsa "Mandali" ("Extroardinaire") : une chanson qui fût en 1969 un succès des Super Eagles de Gambie, le premier groupe ouest-africain à adopter les instruments électriques de la pop sous l’influence de Jimi Hendrix…

               Le chanteur du Congo Kinshasa Pascal Lokua Kanza, chante en swahili le romantique "Miye Na We", dans le style vocal évoquant Stevie Wonder. Pour la première fois, cet auteur-compositeur électrique (qui fut le guitariste de la grande Abeti avant d’étudier le jazz à Paris) s’exprime dans un contexte latino…

               Kôrô Ahmadou Traoré, dit Balaké (auteur en 1978 d’un énorme succès abidjanais, "Taximen", et "Taximan n’est pas gentil" en 1982) chante "Betece" ("Tout le monde ne peut pas être un Don Juan, une star…") en mandingue, dans le style "griotique" enrichi par l’influence afro-cubaine, .

                Le béninois Gnonnas Pedro chante "Hwomevonon" en langue fon, reproduit en syllabes les sons des tambours du vodun…

                Salif Keita chante "Ntoman" (qui signifie en bambara "homonyme") une chanson qu’il avait enregistrée en 1973 avec les Ambassadeurs et qui traite de la séduction et du mariage, brocardant les frimeurs, les dragueurs superficiels.

                Sekouba Diabaté (surnommé "Bambino" ("gamin") car il n’avait que 12 ans en 1979, quand il a reçu le prix du meilleur chanteur de Guinée, rejoignant aussitôt le Bembeya Jazz à la demande expresse du président guinéen Sekou Touré, et déjà présent dans "Gombo Salsa") chante "Sonfo", qui appelle les hommes à "être à la hauteur", à faire preuve de sagesse, d’attention, d’écoute réciproque.

                 Bailly Spinto (du peuple Bété de la Côte d’Ivoire) chante "Naliye Gnimo"

                 Chanté par l’ensemble du groupe, "Doni Doni" est l’un des succès historiques du Bembaya Jazz de Guinée, enregistré en 1971 lors du fameux gala du 10e anniversaire de l’orchestre au Palais du Peuple de Conakry. Les paroles ont été opportunement réactualisées pour exprimer les espoirs de l’Afrique de l’An 2000 : "Doni Doni", en bambara "un peu, un peu" ("petit à petit l’oiseau fait son nid") : après le parti unique et malgré la corruption et le tribalisme, le multipartisme finira par ouvrir une ère de vraie démocratie.


                 Ketukuba 
« Ketukuba » signifie "de l’origine (l’Afrique) à Cuba (dans une langue béninoise).

                 Les voix africaines chantent à Dakar, Bamako et Abidjan, les musiciens africains et cubains sont installés à Paris, et les sections rythmiques, de cordes et de cuivres latinos, résident à New York et Miami.

               « Ketukuba » rend hommage au chanteur Gnonnas Pedro et au pianiste cubain Alfredo Rodriguez.

               Gnonnas Pedro, disparu en août 2004, intégra le groupe Africando en 1995, suite au décès du grand chanteur sénégalais Pape Seck. Gnonnas Pedro était déjà célèbre en Afrique par son travail au sein de sa propre formation, Los Dadjès de Cotonou, qu’il avait formée dans les années soixante.

              Alfredo Rodriguez, installé à Paris depuis trente ans, a réalisé les arrangements de trois titres de cet album; il est disparu de façon abrupte avant même d’avoir pu écouter le mixage de ses ultimes créations.

             Les arrangements sont de Boncana Maïga, Alfredo Rodriguez, le chef d’orchestre espagnol Miguel Gomez et Nelson Hernandez, compositeur et arrangeur qui était déjà présent sur l'album « Martina » et qui a collaboré notamment avec Celia Cruz, La India] et, récemment, le groupe Kékélé.

             Parmi les nouveaux arrivés, on découvre deux chanteurs sénégalais, Basse Sarr et Pascal Dieng, ainsi que le portoricain Joe King (José Reyes, pour l’état civil). Se joignent à eux, en "guests", le chanteur Madilou, (de la République Démocratique du Congo), ainsi que Lodia Mansur (fils du chanteur d’Africando, Medoune Diallo).

            Bogne Sirala (descarga-salsa) chanté en langue mandingue, est une demande ferme de décamper : laisse-moi la place libre, quitte mon chemin, sort de là, enfin !
            Malawoo (salsa), chanté en langue wolof, est un appel, une invocation, et une évocation de ce moment où chacun fait appel au soutien d’autrui.
           Coumba Peul (salsa), parle, évidemment, d’une très belle femme de l’ethnie peule. Une autre chanson d’amour, en wolof.
           Ketukuba, le morceau titre de l’album est un guaguanco, qui n’a rien à envier à ses cousins cubains.
           Dieguema (salsa) chanté aussi en wolof, est une chaleureuse invitation au rapprochement. Une chanson d’amour, où l’homme dit à son aimée viens ici près de moi, ne me laisse pas seul.
Mario (rumba) fut un tube célébré, il y a presque vingt ans, en toute l’Afrique, dans la voix de son créateur le congolais Franco ; aujourd’hui dans une version salsa, chanté en langue lingala. Il fait référence aux (mes)aventures d’un gigolo, un homme à femmes déçu, déchu, et comme par hasard latino.
          Viens danser sur le son africando (salsa mandingue), probablement le morceau le plus africain de l’album, traversé de rythmes et tours mélodiques mandingues.
Fatalikou (guajira) aux allures de boléro, chanté en wolof, comme un tour de la mémoire. Il fait référence à une femme qui adore les enfants, mais qui n’en a pas. Et ça, en Afrique, c’est une innommable tragédie.
          Kër (salsa) c’est le chant d’un fils à son père. Reconnaissant de sa protection, il lui dit : père tu es mon arbre, tu es mon ombre. En wolof, c’est Lodia qui chante à Medoune.
          Sagoo (guaguanco) avec un intermède couleur cumbia, interprété en wolof. C’est un chant de paix, un appel à la quiétude. Mais aussi, un appel à la solidarité entre les hommes, une invitation à ne pas se moquer du malheur de son prochain. Il rappelle à ceux qui l’auront oublié, que le destin de l’homme serait une affaire divine.

    Ils seront à Vic Fézensac pour Tempo Latino 2007

             Dimanche 29 Juillet : 21h30
             - AFRICANDO (Sénégal)
             Africando est un groupe de salsa né en 1993 de la rencontre de deux mélomanes, le sénégalais Ibrahim Sylla et le malien Boncana Maïga, qui ont souhaité faire revivre les rythmes afro-cubains, éclipsés dans les années 1980 par la soul, le funk et le rock " Tempo Latino 2007"

                  Africando en concert au New Morning        Commentaire du concert New Morning

               Discographie :

.1 Africando Vol. 1 : Trovador (1993, label Mélodie)
.2 Africando Vol. 2 : Tierra Traditional (1994, Label Mélodie)
.3 Gombo Salsa (1996, Label Mélodie)
.4 El mejor (1998)
.5 Baloba (1998, Poupes Africa; avec le sénégalais Laba Sosseh et le guinéen Sekouba "Bambino" Diabate)
.6 Betece (2000, Poupes Afrique/Sonodisc)
.7 Live! (2001, Poupes Afrique/Sonodisc)
.8 Martina (2003, Poupes Afrique/Sonodisc; enregistré à Dakar, Abidjan, Paris et New York)
.9 Ketukuba, 2006



Voir aussi...

  • La fiche de WIKIPEDIA
  • Album(s) commenté(s) :

    Africando
    Ketukuba
    (salsa)
    Africando
    Africando
    (salsa)
  • Les 6 vidéos YouTube et DailyMotion de ...












  • Biographies

    Découvrez dans cette section l'histoire des artistes majeurs qui font la culture de la musique latine. >> Lire les fiches

    FORUM

    Vous souhaitez réagir sur un artiste ou album commenté dans les pages de bordeauxsalsa.com, rejoignez la communauté de bordeauxsalsa et dialoguez avec des milliers d'internautes...
    • Je souhaite m'inscrire
    • Je rejoins le forum

      Publicités



      CASA LATINA

      Mavilleamoi

      SUMMER MIX 2017 - CD CASA LATINA

      RADIO LATINA

      LATINOSSEGOR 2017

      TEMPO LATINO

      TAINOS

      MYTHIC BURGER


    ACCUEILACTUALITESMOVIDAMUSIQUEPHOTOSVIDEOSLIENS

    2017 - bordeauxsalsa.com - Tous droits réservés
    Conception du site et outils communiquants : vixellMEDIA