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Willie Colon


Lo Mato (1973)

        La salsa se danse mais elle s'écoute aussi... tenez...


        Qu'écoute le diable actuellement quand il navigue sur l'ordi ? (et les pieds fourchus d'aller de gauche à droite et la chaise à roulettes de tourner..) eh bien du pur jus de salsa première pression à froid... le Willie Colon plus Hector Lavoe du tout début des années 70...DEUX CLASSIQUES: El Juicio et Lo mato, si no compra este LP... Sur la pochette du premier, un dessin naïf où toutl'orchestre, Lavoe y compris, avec des têtes de circonstance, occupe les bancs du jury et assiste à la déclaration de Willie, favoris "mafia-style", assis au banc des accusés, face au juge...Jerry Masucci, président de la Fania, qui se paye au passage un petit coup de pub gratuit...Sur la deuxième pochette, un peu plus aggressive, Willie menace du canon de son révolver un pauvre vieux: JE LE TUE, SI VOUS N'ACHETEZ PAS CE DISQUE. Une claire référence aux pubs délirantes de la revue MAD de l'époque (ABONNEZ VOUS OU NOUS TUONS CE CHIEN...) et dans les deux cas une allusion au monde des gangsters latinos, renvoyant à la pochette du premier album de Willie (el Malo) déjà passé sur les platines de la Casa Latina...Ces pochettes auxquelles on ajoutera celles des deux "Asaltos Navideños", ainsi que celle de "Crime Pays", vaudront longtemps à Willie une réputation imméritée de "dur du quartier"...Si dureté il y a, c'est dans le trombone magique et âpre de ces deux albums, reprenant le courant lancé par Palmieri et sa première formation dans les années 60, et dans quelques thèmes pleins d'allusions à la vie du barrio et ses difficultés: allez, commençons par LO MATO justement ...Le premier morceau, Calle Luna, Calle Sol est un petit chef d'oeuvre. "Mets la main dans ta poche, sors ton couteau, ouvre-le et fais gaffe: dans le quartier, on a tué pas mal de petits malins..." Les rues De la Luna et Del Sol sont deux vieilles rues pavées parallèles qui traversent le vieux San Juan...Elles ont toujours été traditionnellement considérées comme dangereuses, parce qu'on y trouvait quantité de bars et de maisons de passe: putes, ivrognes...et voleurs à la tire et au couteau... cependant, rien à voir au niveau du danger avec certaines rues du South Bronx: les touristes s'y aventurent alors qu'ils n'oseraient pénétrer pour rien au monde dans ce que le monde newyorkais appelle tout simplement El Barrio...La valeur symbolique du choix de ces rues est évidente: Colón et Lavoe font allusion à tous les quartiers chauds latins des Etats Unis, et le choix de Porto Rico sert finalement à globaliser beaucoup plus le texte. Les "guapos" de barrios auxquel il est fait allusion sont les typiques voyous latins coureurs de femmes réglant leur problème permanent d'argent par l'attaque pure et simple des passants au coin des rues... précurseurs des gangs'ta des années 80...
         Un autre thème très important de l'album est la bomba El día de mi suerte, composée directement, comme Calle Luna... et arrangée par Willie Colón... cette fois, la vision qui nous est proposée n'est pas le barrio plein de menaces mais celui de l'espoir malgré tout: "Il finira par venir mon jour de chance...Je sais qu'avant de mourir, sûr que ma chance changera"... La phrase répétée comme une formule magique, un gri-gri, par toutes les petites gens du Barrio dans la mouise... De fait, la reconnaissance populaire en 73 de ces deux titres de l'album fut immédiate, sans qu'il soit besoin de gros lancement publicitaire: Willie rendait hommage au peuple des rues, qui se reconnaissait dans les deux histoires... La première salsa que j'ai écoutée? (à part des "machins" vendus par Lavilliers) Ben, El día de mi suerte, au Rico Vacilón de Barranquilla (Colombie) en 86.



         Les six autres thèmes de l'album Lo Mato, bien que ne possédant pas l'impact des deux morceaux précédemment cités, étaient tout de même de tout premier choix: l'association de la voix de Lavoe et du trombone de Colón étant sur cet album probablement ce qu'on a fait de mieux depuis plus de trente ans..." La María" de Tite Curet Alonso, une nouvelle version du vieux montuno "Guajira ven" initialement interprété par le Trio Matamoros, une réécriture salsera splendide du thème brésilien "Vo So" attribué à Edu Lobo, et la fabuleuse guaracha "Señora Lola" consacré une fois de plus aux "guapos" du Barrio....

        Le disque "El Juicio" publié l'année d'avant (1972) avec la même formation n'est pas lui, un album à profil social. On pourrait croire qu'il est de moindre valeur car la production d'un thème comme "Timbalero" peut sembler quelque chose de moins compliqué que l'écriture de "Calle Luna..." Cependant la salsa dansante est tout le contraire d'une musique facile, et produire un album aussi "vacilón" et irrévérencieux que celui-là est avec les moyens techniques de l'époque un vrai tour de force: n'est pas maître de la guaracha qui veut... Colón touche à tout, aborde la religion (santera) avec le très grand "Aguanile", rend hommage à la salsa de la fin des années 60 (voir: Ray Barretto et La Moderna) avec "Timbalero" et l'explosif bolero-montuno "Soñando Despierto", frôle le jazz avec l'instrumental "Pan y Agua", utilise l'influence brésilienne pour chanter l'amour des "mulatas" dans "Ah Ah Oh No" et "Si la Ven" et transforme le son "Piraña" du compositeur portoricain Curet Alonso en exemple de ce qui sera la salsa à venir du plein coeur des années 70 avec la Fania All Stars...

         Lo Mato et El juicio sont deux musts historiques de la discothèque personnelle de tout salsero qui prétend s'y connaître un peu... "El Diablo"

         Fania 1973

1. Señora Lola
2. Todo Tiene Su Final
3. Maria
4. Junio 73
5. Calle Luna Calle Sol
6. Voso
7. Día de Suerte
8. Guajira Ven

         les musiciens :

Hector Lavoe Lead vocals
Santi Gonzalez Bass
Jose Mangual Bongos
Louis Romero Timbales
Joe Torres Piano
Eric Matos Trombone
Milton Cardona Conga
Johnny Pacheco Coro
Justo Betancourt Coro
Willie Colon Coro




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